1 ) L’attestation de foi - Shahada -

Par l'attestation de foi (al shahâda) : « Il n'est de dieu que Dieu et Muhammad (saw) est Son envoyé », le musulman témoigne du fait qu'il n'est qu'un Dieu (tawhîd), Créateur des cieux et de la terre, qu'Il n'a pas d'associés et que c'est vers Lui qu'il retournera : Il est l'Unique, Il est le sens et la finalité de sa vie. Dans le même élan, le musulman affirme son adhésion au dernier message révélé au prophète Muhammad (saw), considéré comme le sceau de la prophétie après toutes les révélations dont la Thora transmise à Moïse (Moussa) et l'Évangile à Jésus ('Issa). Cette attestation est l'acte de foi fondamental, elle imprime sa portée et sa profondeur sur l'être au monde et l'intimité du musulman. L'ensemble de l'univers créé devient le signe qui doit rappeler le Créateur, et l'histoire des hommes, rythmée par les révélations successives, devient le livre d'une mémoire sacrée. Le monde se présente alors comme un univers de signes et la foi en révèle le sens.
C'est sur cette toile de fond qu'il faut comprendre la signification des quatre autres piliers de l'islam. L'attestation de foi est comme un paysage au sein duquel ces autres actes de foi trouvent une harmonie et dégagent leur sens véritable. C'est la portée bien comprise de ces appels répétés aux musulmans, durant la période médinoise, alors qu'ils s'approchaient de réaliser l'ordre social attendu : "Ô vous qui croyez..."
Ils comprenaient, comme nous devons le comprendre aujourd'hui, que la prière, l'impôt social purificateur, le jeûne et le pèlerinage, au-delà de la solitude de leur réalisation, trouvent la plénitude de leur sens dans leur dimension communautaire.
La chahada ou shahada (chahâda ou shahâda) (arabe : شهادة [šahādaʰ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter, « attestation » ou « témoignage de foi ») est la profession de foi de l'islam, dont elle constitue le premier des cinq piliers. Elle est directement liée au principe de l'unicité de Dieu (tawhid).
Elle est très brève : اشهد ان لآ اِلَـهَ اِلا الله وأشهد ان محمدا رسول الله (ašhadu an lâ ilâha illa-llâh, wa-ašhadu anna muḥammadan rasûlu-llâh), pouvant se traduire par « J'atteste qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah et que Mouhammad est Son messager »
Effectivement, attester « qu'il n'y a pas de divinité digne d'être adorée si ce n'est Allah » implique que l'acte doit être accompli sincèrement pour Allah seul, en ne dédiant aucun type d'adoration pour autre que Lui, car il incombe que toute adoration doit être accomplie sincèrement pour désirer sa face.
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Elle consiste pour le musulman, en toute connaissance de cause et non sous la contrainte, à accepter et proclamer deux choses : tout acte d'adoration ne doit être dirigé que vers Dieu seul ; et le Prohète Mohamed( saws) est le serviteur et messager de Dieu, et doit pour cela être suivi. De même, l'attestation « que Mohamed(saws) est le serviteur et messager de Dieu » implique le suivi absolu du messager de Dieu. En somme, tout acte doit être effectué sincèrement pour Dieu, autant qu'il doit être en conformité et en concordance avec les enseignements du prophète Mohamed (saws).
La formule arabe Lâ ilâha illa-llâh contient un sous-entendu. Le mot ilâh veut dire une divinité à laquelle on voue un culte (du verbe alaha, « adorer »). Le mot s'applique à une divinité qui est considérée être adorée à tort ou à raison ainsi le Coran parle de Âlihah (pluriel de ilâh) pour désigner les divinités des polythéistes. On ne peut donc penser que Lâ ilâha illa-llâh affirme l'inexistence d'autre âlihah, mais plutôt l'illégitimité du culte qui leur est voué.[réf. nécessaire]
Ainsi, comme l'ont souligné plusieurs oulémas, Lâ ilâha illa-llâh signifie Lâ ma'bûda bih'aqqin illa-llâh : « nul n'est légitimement adoré à part Dieu ».
Elle accompagne ensuite tout musulman durant sa vie, et enfin est prononcée une dernière fois au chevet des mourants.
La réciter sincèrement ne suffit cependant pas à y conduire le croyant au terme de sa vie. Elle ne fait que le sortir de sa condition de réprouvé, c'est-à-dire de pécheur exclu par Dieu du nombre des élus.
Pour gagner le paradis, le musulman doit aussi respecter les quatre autres piliers que prescrit le Coran.
Le mot chahada est à rapprocher du mot arabe chahîd qui signifie « témoin »2, comme le mot grec μαρτυρος [marturos].
Les conditions de la chahada:
La profession de foi, pour qu'elle soit acceptée, exige certaines conditions fondamentales :
la connaissance de sa signification
Dieu dit : « Sache qu'il n'y a d'autre Dieu qu'Allah. » (Coran 47.19). Et le Prophète a déclaré : « Quiconque meurt en sachant qu'il n'y a d'autre Dieu qu'Allah entrera au Paradis. » (Mouslim)
la sincérité dans sa prononciation et dans son application
Etre franc et loyal en prononçant cette attestation avec bonne foi, contrairement à ce que dirait l'hypocrite. A ce sujet, Dieu dit : « Est-ce que les gens pensent qu´on les laissera dire : "Nous croyons!" sans les éprouver ? Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux; [Ainsi] Allah connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent. » (Coran 29.2)
la certitude en elle
Être certain, sans le moindre doute, que cette attestation soit ancrée dans nos coeurs. Dieu a dit : « les vrais croyants qui croient en Allah et en son Prophète, ne connaissent pas le doute... » (Coran 49.15). Mohammed, paix et bénédictions sur lui, a dit : « Quiconque rencontrera Dieu en prononçant sans aucun doute, l'attestation qu'il n'y a de Dieu qu'Allah et que je suis Son Messager, ne sera point privé du Paradis. » (Mouslim)
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la soumission totale à ce qu'elle implique:
Se soumettre et obéir entièrement à Dieu comme Il nous l'a ordonné : « Tournez-vous vers votre Seigneur, soumettez-vous à Lui » (Coran 39.54)
l'amour de cette attestation
Dieu le Très-Haut a dit : « Les croyants sont les plus ardents en l´amour d´Allah. » (Coran 2.165) Pour sa part, le Prophète, paix et bénédictions sur lui, a dit : « Quiconque possède ces trois valeurs goûtera la douceur de la foi : aimer Dieu et Son envoyé plus qu'aucun autre, n'aimer qu'en vue de Dieu et repugner de retourner à l'idolatrie comme de repugner d'être jeté dans le Feu. » (Boukhari et Mouslim)
La chahada dans le Coran
La chahada n'est pas formalisée comme telle dans le Coran. Plusieurs versets exposent son contenu. Son commencement l'est clairement à la sourate 37, verset 35 qui signifie :
« Quand on leur disait : « Point de divinité à part Dieu », ils se gonflaient d'orgueil, etc. »
On peut ajouter le chapitre 4, verset 136 qui signifie :
« Croyez en Dieu et en son Prophète, au Livre qu'Il a révélé à son Prophète, au Livre qu'Il a révélé auparavant. Quiconque ne croit pas en Dieu, à ses Anges, à ses Livres, à ses prophètes et au Jour dernier, se trouve dans un profond égarement. »
S'ajoutent d'autres versets, par exemple :
Chapitre 49, verset 15 qui signifie :
« Les vrais croyants sont seulement ceux qui croient en Dieu et en Son messager, qui par la suite ne doutent point … »
Chapitre 7 verset 158 qui signifie :
Dis : « Ô hommes ! Je suis pour vous tous le Messager de Dieu, à qui appartient la royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part lui. Il donne la vie et il donne la mort. Croyez donc en Dieu, en son messager, le Prophète illettré qui croit en Dieu et en ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés. » »
Chapitre 3 verset 18 :
« Dieu atteste, et aussi les anges et les doués de science, qu'il n'y a point de divinité à part Lui, le Mainteneur de la justice. Point de divinité à part Lui, le Puissant, le Sage ! »
« Ô Prophète ! Quand les croyantes viennent te prêter serment d'allégeance [et en jurent] qu'elles n'associeront rien à Dieu, qu'elles ne voleront pas, qu'elles ne se livreront pas à l'adultère, qu'elles ne tueront pas leurs propres enfants, qu'elles ne commettront aucune infamie ni avec leurs mains ni avec leurs pieds et qu'elles ne désobéiront pas en ce qui est convenable, alors reçoit leur serment d'allégeance, et implore le pardon d'Allah pour elles. »
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